Une équipe de l'institut des cellules organiques solaires de l'université Johannes Kepler de Linz développe actuellement un transistor en plastique. Ce transistor dit transistor organique à effet de champ (TOEC) offre de nombreuses possibilités d'application. Il devrait rapidement remplacer le transistor en silicium, composant de base des puces électroniques. En effet, le silicium habituellement utilisé pour fabriquer des puces électroniques coûte relativement cher. De plus, c'est un matériau rigide. Avec les transistors en plastique moins chers et plus simples à utiliser, il sera par exemple possible d'équiper les vêtements de puces électroniques qui permettront entre autre de téléphoner ou encore de s'orienter. Le transistor à effet de champ est le composant de base des microprocesseurs. Il est composé d'un semi-conducteur, le drain sur lequel on fixe deux électrodes. Un transistor à effet de champ adopte schématiquement deux positions.
Suivant la tension appliquée, soit il laisse passer le courant (position 1), soit il le stoppe (position 0). C'est le principe de base du langage binaire qui permet de stocker des données informatiques sous forme de bits, succession de 0 et de 1. Dans un ordinateur classique, ces transistors sont en silicium. Les puces électroniques composées de transistors en silicium sont rigides et reviennent relativement cher. Dans les TOEC, le silicium est remplacé par un nouveau plastique moins cher et qui permet également de créer des puces électroniques souples qui pourront être intégrées dans les matières textiles. Le travail mené par l'institut des cellules organiques solaires de l'université Johannes Kepler de Linz s'inscrit dans le projet Cluster du fonds autrichien à la recherche scientifique (Forderung den wissenschaftlicher Forschung, FWF) qui coordonne le travail de plusieurs laboratoires universitaires de Linz. Le docteur Niyazi Serdar Sariciftci, directeur de l'institut des cellules organiques solaires, souhaiterait également "mettre en place un partenariat avec l'industrie afin que les découvertes de notre laboratoire de recherche fondamentale sur les TOEC puissent rapidement aboutir à des applications industrielles". Les premiers résultats de ces recherches ont déjà été publiés dans une revue spécialisée internationalement reconnue comme les "Chemical Physics Letters".
BULLETIN ELECTRONIQUE D'Autriche du Service Scientifique de l'Ambassade de France à Vienne - Bimensuel - numéro 55 - 18 janvier 2005 - Abonnement gratuit : subscribe.be.autriche@adit.fr
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